Papa A Giflé Maman

Papa A Giflé Maman

(Francis Lalanne) 1979 Les Trois Oranges Bleues / Philips

 

Capo 1

 

Intro et couplets :  Em    Em/C   Em/B              

 

Papa  vient de sortir il a giflé maman
Maman vient de souffrir devant mes yeux d’enfant
Il a claqué la porte il a foutu le camp
Il a claqué la porte au nez de mes vingt ans

Maman vient de souffrir devant mes yeux d’enfant
J’ai vu ses yeux mourir, s’éteindre en un moment
L’a suffi d’un regard pour que je sois mort-né
Après vingt ans d’espoir et me voilà paumé

Et m’ voilà comme un gosse qu’est victime des grands
Et m’ voilà comme un gosse qu’a perdu ses parents
Faut pas croire qu’à vingt ans on a du poil au cœur
Faut pas croire qu’à vingt ans on craint pas la douleur

 

G                      C                 G                   C
    Et qu’on est   forcément        en âge de comprendre

G                      C                    G                       C
 Qu’ c’est la faute à maman      si elle sait pas s’y prendre

Em               C                      Em  C                                      Em    C
    
Si elle fait   plus l’affaire          avec ses cinquante ans

                                     Em   C   Em   C                             Em   C  
Si elle sait plus y faire,                         s’il est jamais content

Il faut comprendre ça lorsque l’on est adulte,
Comprendre que papa la frappe et puis l’insulte
Vous insulte la mère et frappe la maman
Et s’en aille pépère jouer les dom juan

Il faut comprendre ça lorsque l’on est un homme
Mais que j’ comprenne ou pas tout’ façon c’est tout comme
Et si c était maman qui s’ barrait aujourd’hui
Comme chez mon pote Bertrand qu’est c’ que j’ penserais de lui ?

La vie c’est pile ou face on gagne ou bien on perd
Le bonheur quelle farce à tous les coups on perd
L’amour n’est de saison que le temps d’une aurore
Le cul a ses raisons que la raison ignore

Ça sert à quoi d’aimer si c’est pour tout détruire
Ça sert à quoi d’aimer qui pourra me le dire
J’ai comme un goût amer tout au fond de la gorge
Un goût de fer et de verre qui me ronge et m’égorge

Ma pauvre maman qui pleure ma vie qui se déchire
Une seconde ou une heure ses larmes qui délirent
Et coulent dans ses yeux et roulent dans ma tête
Comme l’horrible essieu, Dieu j’entends la charrette

Je la vois dans le noir elle est là qui s’arrête
Un p’tit coup de rasoir et vive la charrette.

 



Article ajouté le 2007-05-28 , consulté 363 fois

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